Insomnie d'oiseau de nuit...

Publié le par Lysa ELLEBANA aux pays des merveilles

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Quand l'insomnie me prend, mon esprit et mes doigts, se prennent d'une envie folle de s'exprimer et de divaguer. Dans un élan de libertés, je me suis laissée emporter par ces quelques mots! Je pars à l'aventure les soirs d'insomnie, je vis mes aventures. C'est comme si Peter Pan, s'était soudainement introduit dans mon existence, comme pour me rappeler à l'insouciance! Je ne sais pas si j'aime ça parce qu'au réveil, je suis crevée, mais je suis malgré tout ravie d'avoir passé une nuit à fabuler dans mes récits d'aventures! Et si vous me suivez dans ses aventures? Allez... Suivez-moi!

 

INSOMNIE INSOUMISE

Insomnie insoumise, intenable insomnie,

J'ai les nerfs en pelote, et les pensées qui complotent;

L'esprit qui s'encanaille, et le coeur qui s'enraille;

Les mots qui cognent dans ma tête, et s'animent en poète.

J'ai le souffle court et les yeux si lourds,

Mais les idées fulminent et l'inspiration m'illumine,

Condamnant tout mon corps, à veiller dès lors,

Dans ces nuits si noires, où dansent et prennent vie les histoires.

 

Etranges aussi soient-elles, je les laisse me dominer,

Guider ma plume, dans l'espace, sous l'oeil avisé,

D'une blanche lune, fantôme incandescent,

Des nuits outrageuses, d'un silence récurrent.

Dehors, dans ce calme, pas un chat à l'horizon,

Mais une course de monstres aux allures de dragons,

S'emparent de mes nuits cendrées de divagation,

Où mes yeux se confondent de feu et d'illusions.

 

Le temps lui, à beau défiler,

Et j'en suis toujours là, à m'enivrer,

De sommeil, et d'hallucinations sans pareils,

Qui me retiennent captive, sans remords, en éveil.

J'ai beau lutter contre ces morceaux de rêves,

J'ai beau forcer ces monstres à se taire,

Rien n'y fait, je suis entre-deux,

J'ignore ce que la nuit me veut.

 

Je pourrai me battre, et me faire entendre,

Inhiber ses frayeurs qui me hantent,

Cachés dans mon esprit et sous mon lit,

Prêtes à croquer mes insomnies.

Mais mon corps, las, se refuse,

A toutes initiatives de luttes,

Et préfère alors se laisser entraîner,

Par l'appel intrusif de ces troubles déchaînés.

 

L'heure entre temps continue à s'ébranler,

Chassant un rêve pour un autre, pour une idée.

Me voilà, face à face à ses confusions,

Pour une noctambule remise en question.

 

Tout y passe les jours d'insomnies,

Les rêves les plus fous, les pires envies,

Amis imaginaires, d'autrefois,

Reprennent même vies, et parfois

Tout bascule, lors d'une de ces nuits.

Aucun cachet, ne peut apaiser ces folies,

L'insomnie n'est pas une maladie,

Juste un terrain de jeu, pour les oiseaux de nuit,

Qui voyagent, survolent, et émigrent sans répits,

Vers des terres inconnues emprunts de fantaisies.

 

C'est alors que le ciel noir se décline, et se colore de vermeille,

Je vérifie le réveil, il est l'heure du soleil,

La vie dehors va reprendre son cours,

Alors que le sommeil semble me prendre de court.

Les premiers chants des oiseaux vont faire taire la nuit,

Et emmener avec eux l'insoumise insomnie,

Qui bercée par  le chant de leur douce mélodie,

Vient fermer délicatement mes yeux d'oiseau de nuit.


Crédits Photos Lysa ELLEBANA

Publié dans Des mots

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isa 02/10/2012 15:55

Beau poème , bravo !
L'insomnie est généralement synonyme d'idées noires pour moi ...

Lysa ELLEBANA aux pays des merveilles 29/11/2012 09:29



Merci Isa! La réponse a ton commentaire a pris du temps je m'en escuse! Merci en tout ca spour tes compliments. Et si c'est synonymes d'idées noires, alor sprends une feuille et écris les,
parfois de belles hsitoires peuvent en ressortir.