Sur les pas d'Alice... Epilogue.

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Les aventures d'Alice aux Pays des Merveilles vs Sur les Pas d'Alice.

 

Je n'ai pas pris cette histoire au hasard! Admirative d'un auteur loufoque et facétieux comme Lewis CARROLL, je ne me suis pourtant jamais sentie proche d'Alice, petite. Bien au contraire, ce monde abracadabrant, ne faisait que me donner la migraine, plus jeune.

Trop d'informations d'un seul coup: un lapin blanc vêtu d'un gilet courant après l'heure, une potion qui rapetissent et fait grandir, des fleurs qui parlent, un Chat du Cheshire, (qui plus est ROSE!! ) au sourire extra-large, qui apparaît/disparaît au gré de ses envies, un Chapelier Fou, et ses comparses, qui ne cessent de déguster le thé, en débitant d'improbables inepties à longueur de journée, une Reine Rouge, qui n'est pas plus censée que les autres personnages, malgré l'énormité de son cérébral.

C'était beaucoup, beaucoup trop d'images à assimiler, pour une petite fille comme moi!

 

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Mais hélas, enfin hélas, cela dépend pour qui, la petite fille a grandi, marquée de plus en plus par le monde artistique, j'avançais dans cette direction, et sans le savoir, ce que j'écrivais, avait de plus en plus de similitudes avec le Pays des Merveilles. Je ne sais pourquoi mais, plus le monde adulte s'approchait, plus j'essayais de m'en éloigner.

Et puis , il y a eu ce film, où Alice, désormais grande, fuyait à pleins pieds son monde réel, pour se réfugier dans les souvenirs de son enfance, l'épargnant ainsi toutes responsabilités. Mais, ce monde n'était plus tout à fait comme elle l'avait laissé, empreint de magie et d'euphorie. Bien loin de là, ce sont dépravation et désespoir, qu'elle retrouva aux Pays des Merveilles, et sans le savoir, elle était la seule capable de sortir ce monde de rêves de son cauchemar. Mais pour cela, il fallait affronter le clan de la Reine Rouge, le Jour Frabieux. Ce jour qui symbolise le combat entre l'innocence et le paganisme, une sorte de conflit entre le monde de l'enfance et celui de l'adulte.

 

1 02801 0328Et c'est là, là que je me suis retrouvée en Alice, entre l'envie de grandir, mais la peur de me perdre, l'envie de m'affirmer, mais la peur d'être juger, et finalement de ressembler à ce que la société veut que nous soyons. Alors, comme Alice, je suis partie, me réfugier aux Pays des Merveilles, espérant trouver en ce monde consolation et bons conseils, en la personne du Cheshire, du Chapelier, ou bien encore du Lapin Blanc.

Mais hélas, ma rencontre avec tous ces personnages, ne se fit pas! Alors, finalement, il ne me restait qu'à affronter la Reine Rouge, et en venir à bout de ce jour Frabieux!

Mais là encore, je compris que, adulte, je l'étais, pas entièrement, mais, j'étais déjà en marche, vers un autre monde.

 

Mon imagination d'enfant, m'avait partiellement abandonnée, puisque la Reine Rouge, que je devais affronter, était déjà réduite en simple carte.

Mon esprit avait eu raison de mon imagination.

Je ne pouvais désormais plus croire à ces personnages imaginaires, bien que j'étais parvenue à me glisser dans ce monde extraordinaire.

Mais comme Alice, à la fin de mon épopée, je sus ce que j'étais, et une chose est sûre, c'est que je ne laisserai jamais la société me dicter la personne que je veux être.

Et peu m'importe, ce que l'on pensera de moi, peu m'importe si on me croit déjantée, ou totalement en inadéquation avec la réalité. Je sais aujourd'hui où je suis, ce que je suis, et ce que je veux être.

Exilée entre l'innocence et la maturité, entre les rêves et la réalité.

Alors, laissez donc moi rêver, et laissez vous donc rêver,c'est la seule chose, qu'on ne pourra pas nous enlever....

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